Combien de trimestres pour la retraite en 2026 ?
La rédaction Legacy20 octobre 20269 min de lecture

Combien de trimestres pour la retraite ? En France, la réponse dépend de votre année de naissance : au 20 octobre 2026, il faut généralement entre 167 et 172 trimestres pour obtenir une retraite de base à taux plein avant l’âge du taux plein automatique. Pour les générations nées à partir de 1966, le repère principal est de 172 trimestres, soit 43 ans, mais la suspension de la réforme des retraites modifie certaines générations proches du départ. (service-public.fr)
Le nombre de trimestres requis selon votre année de naissance
Pour savoir combien de trimestres il faut pour partir en retraite à taux plein, commencez par votre année de naissance. Le tableau ci-dessous reprend les règles applicables aux salariés du secteur privé pour une retraite prenant effet à partir du 1er septembre 2026, date à partir de laquelle s’appliquent les dispositions liées à la suspension de la réforme des retraites. (service-public.fr)
| Année de naissance | Âge légal de départ | Trimestres requis pour le taux plein avant 67 ans |
|---|---|---|
| 1958 à 1960 | 62 ans | 167 |
| Janvier à août 1961 | 62 ans | 168 |
| Septembre à décembre 1961 | 62 ans et 3 mois | 169 |
| 1962 | 62 ans et 6 mois | 169 |
| Janvier 1963 à mars 1965 | 62 ans et 9 mois | 170 |
| Avril à décembre 1965 | 63 ans | 171 |
| 1966 | 63 ans et 3 mois | 172 |
| 1967 | 63 ans et 6 mois | 172 |
| 1968 | 63 ans et 9 mois | 172 |
| À partir de 1969 | 64 ans | 172 |
La réponse courte est donc la suivante : si vous êtes né à partir de 1966, vous visez 172 trimestres pour le taux plein avant 67 ans ; si vous êtes né avant, le nombre peut être inférieur. À 67 ans, le taux plein est automatique, même si vous n’avez pas tous les trimestres, mais cela ne signifie pas nécessairement que votre pension sera complète : la durée d’assurance peut encore intervenir dans le calcul. (service-public.fr)
Trimestres cotisés, assimilés ou accordés : que compte-t-on vraiment ?
Un trimestre de retraite n’est pas forcément un trimestre travaillé du 1er janvier au 31 mars. Pour un salarié, les trimestres d’activité sont validés en fonction des revenus soumis à cotisations, et non du temps effectivement travaillé, sauf particularité l’année du départ. Depuis 2014, le revenu brut annuel nécessaire pour valider 1 trimestre est égal à 150 fois le Smic horaire brut au 1er janvier ; en 2026, cela représente 1 803 € pour 1 trimestre, 3 606 € pour 2, 5 409 € pour 3 et 7 212 € pour 4. (service-public.fr)
Deux limites sont importantes. D’abord, vous ne pouvez pas valider plus de 4 trimestres par année civile. Ensuite, les cotisations retraite sont calculées chaque mois dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale, fixé à 4 005 € brut en 2026 ; l’Assurance retraite indique donc qu’elle valide au maximum 2 trimestres en un mois. (service-public.fr)
Votre durée d’assurance peut aussi inclure des périodes non cotisées. Les périodes de chômage indemnisé valident 1 trimestre tous les 50 jours, dans la limite de 4 trimestres par an. Les arrêts maladie indemnisés peuvent compter à raison de 1 trimestre pour 60 jours d’indemnisation, le congé maternité à raison de 1 trimestre pour 90 jours d’indemnisation, et le service national à raison de 1 trimestre pour 90 jours d’incorporation. (lassuranceretraite.fr)
Concrètement, une carrière avec des interruptions n’est donc pas automatiquement une carrière sans droits. En revanche, certaines périodes peuvent compter pour le nombre de trimestres sans améliorer le salaire annuel moyen retenu dans le calcul de la retraite de base. C’est une nuance essentielle pour estimer non seulement la date de départ, mais aussi le montant futur.
Exemple chiffré : carrière complète ou trimestres manquants
Prenons une personne née en 1966. Son âge légal de départ est de 63 ans et 3 mois, et elle doit réunir 172 trimestres pour obtenir le taux plein avant 67 ans. Si, à son âge légal, elle a 172 trimestres, elle remplit la condition de durée d’assurance pour le taux plein. (service-public.fr)
Imaginons maintenant qu’elle n’ait que 164 trimestres à cette date. Il lui manque 8 trimestres pour atteindre 172, soit 2 années civiles si elle continue à valider 4 trimestres par an. Elle peut alors envisager de poursuivre son activité, de partir avec une décote si les conditions sont remplies, ou d’examiner les dispositifs applicables à sa situation personnelle.
La décote réduit le taux de liquidation de la retraite de base. Service-Public indique une réduction du taux de 50 % de 0,625 point par trimestre manquant, avec un calcul du nombre de trimestres manquants selon la méthode la plus favorable entre les trimestres manquants jusqu’à 67 ans et ceux manquants par rapport à la durée requise. (service-public.fr)
Exemple simplifié : s’il manque 8 trimestres, la réduction du taux est de 8 × 0,625 = 5 points. Le taux de liquidation passerait donc de 50 % à 45 %, avant prise en compte des autres paramètres du calcul. Cet exemple illustre l’impact d’un départ trop précoce ; il ne remplace pas une simulation personnalisée réalisée sur vos relevés officiels.
Peut-on partir avant d’avoir tous ses trimestres ?
Oui, mais il faut distinguer trois situations. Première situation : vous avez atteint l’âge légal, mais il vous manque des trimestres. Vous pouvez demander votre retraite, mais votre pension peut subir une décote si vous partez avant 67 ans et sans la durée exigée. (service-public.fr)
Deuxième situation : vous attendez 67 ans. À cet âge, le taux plein est automatique pour les personnes nées en 1955 ou après, quel que soit le nombre de trimestres. Cela évite la décote sur le taux, mais le montant de la pension peut rester affecté par une durée d’assurance incomplète dans la formule de calcul. (lassuranceretraite.fr)
Troisième situation : vous relevez d’un départ anticipé. Les carrières longues peuvent permettre un départ avant l’âge légal, sous conditions de début d’activité jeune et de durée cotisée. L’Assurance retraite précise qu’avec la suspension de la réforme, les assurés nés entre 1964 et 1970 peuvent être concernés par des âges de départ ajustés pour carrière longue, selon leur année de naissance et leur situation. (lassuranceretraite.fr)
Il existe aussi la retraite progressive : elle permet de travailler à temps partiel tout en percevant une partie de sa retraite et en continuant à cotiser. L’Assurance retraite indique qu’elle est possible dès 60 ans, avec au moins 150 trimestres, sous conditions. (lassuranceretraite.fr)
Comment vérifier et compléter votre nombre de trimestres
La première étape consiste à consulter votre relevé de carrière officiel. Vérifiez année par année les employeurs, les périodes de chômage, les arrêts maladie, les congés maternité, le service national, les activités indépendantes et les périodes à l’étranger si elles peuvent être coordonnées avec un régime français.
Voici une méthode simple :
- Relevez votre génération dans le tableau des trimestres requis.
- Comparez avec votre relevé de carrière : nombre total de trimestres tous régimes confondus.
- Repérez les années incomplètes : une année à 1, 2 ou 3 trimestres peut parfois cacher une anomalie ou une période à régulariser.
- Regardez les périodes assimilées : chômage, maladie, maternité, invalidité, service national ou activité partielle peuvent compter selon les règles applicables.
- Simulez plusieurs dates de départ : âge légal, date d’obtention du taux plein, 67 ans, voire retraite progressive.
Le rachat de trimestres peut être étudié dans certains cas, notamment pour des années d’études supérieures ou des années incomplètes. Le total rachetable est plafonné à 12 trimestres pour les principaux motifs, et le coût dépend notamment de l’option choisie, de l’âge et des revenus des 12 derniers mois. (service-public.fr)
Avant tout rachat, comparez le coût immédiat avec le gain estimé de pension et l’horizon de retraite. C’est une décision patrimoniale : elle peut être pertinente dans certains cas, inutile dans d’autres, notamment si vous obtenez déjà le taux plein automatiquement à 67 ans ou si l’impact sur le montant reste limité.
Trimestres de retraite et patrimoine : ne confondez pas droits sociaux et épargne
Les trimestres déterminent une partie de vos droits à la retraite obligatoire. Ils ne remplacent pas votre épargne personnelle, et votre épargne ne remplace pas vos trimestres. Un Livret A, un PEA, une assurance vie, un PER ou un compte-titres ne vous donne pas de trimestres de retraite : ces enveloppes peuvent seulement compléter vos revenus futurs selon votre horizon, votre fiscalité et votre tolérance au risque.
Le PER est souvent associé à la retraite parce qu’il permet de préparer un capital ou une rente disponible en principe à la retraite, avec une fiscalité spécifique. L’assurance vie peut servir à organiser une épargne de moyen ou long terme. Le PEA vise l’investissement en actions européennes sur un horizon long. Le Livret A peut être utile pour l’épargne de précaution, mais pas pour financer seul plusieurs années de retraite.
La fiscalité compte aussi : selon l’enveloppe, les gains peuvent relever de l’impôt sur le revenu, du prélèvement forfaitaire unique ou de règles particulières. Par exemple, l’administration fiscale indique que les revenus mobiliers peuvent relever du PFU de 12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu, avec des prélèvements sociaux distincts dont le taux général passe à 18,6 % à compter du 1er janvier 2026, sous exceptions pour certains produits comme l’assurance vie. (impots.gouv.fr)
La bonne approche consiste donc à séparer deux questions : combien de trimestres vous manque-t-il pour le taux plein, et quel patrimoine peut compléter votre niveau de vie si votre pension ne suffit pas à couvrir vos dépenses.
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Conclusion : le bon chiffre dépend de votre génération
Au 20 octobre 2026, la plupart des actifs proches ou éloignés de la retraite doivent retenir une fourchette de 167 à 172 trimestres, avec 172 trimestres comme repère pour les générations nées à partir de 1966. Votre priorité est de vérifier votre relevé officiel, d’identifier les années incomplètes, puis de simuler plusieurs dates de départ avant toute décision patrimoniale ou professionnelle.
Questions fréquentes
Combien de trimestres faut-il pour partir à la retraite ?
Cela dépend de votre année de naissance. Au 20 octobre 2026, il faut entre 167 et 172 trimestres pour obtenir le taux plein avant 67 ans, avec 172 trimestres pour les générations nées à partir de 1966.
Combien de trimestres pour une retraite à taux plein ?
Le taux plein avant 67 ans suppose d’avoir atteint l’âge légal et le nombre de trimestres requis pour votre génération. À 67 ans, le taux plein est automatique, mais le montant peut rester affecté si votre durée d’assurance est incomplète.
Peut-on partir en retraite avec des trimestres manquants ?
Oui, si vous avez atteint l’âge légal, mais votre pension peut être réduite par une décote. Vous pouvez aussi choisir de continuer à travailler pour valider des trimestres supplémentaires ou attendre l’âge du taux plein automatique.
Comment connaître son nombre de trimestres retraite ?
Consultez votre relevé de carrière officiel, puis vérifiez chaque année : salaires, chômage, maladie, maternité, service national et régimes complémentaires. Les erreurs ou périodes manquantes doivent être régularisées avant la demande de retraite.
Un trimestre correspond-il à trois mois travaillés ?
Pas toujours. Pour un salarié, un trimestre est validé selon le revenu annuel soumis à cotisations, dans la limite de 4 trimestres par an, sauf règles particulières l’année du départ.
Cet article est fourni à titre d'information générale et ne constitue pas un conseil en investissement, fiscal ou juridique. Les montants et taux cités sont ceux en vigueur à la date de publication : vérifiez leur valeur actuelle auprès des sources officielles.
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